What's inside my head

04 août 2010

En attendant

En attendant la mort, je vis.

En attendant la vie, j'écris.
En attendant l'inspiration, je vis.

Je ne puis attendre tout court.
La vie me parait parfois un peu trop lente pour mes rêves et mes pensées.
La vie me parait un rêve, insaisissable, tellement elle est lente.
Et pourtant, elle va trop vite.

Et moi, j'attends.
Même si je n'attends pas tout court, c'est toujours inguérissable d'attendre.
Puisqu'attendre, c'est être en manque.

Mais n'est-ce pas une réalité universelle?
Le présent, n'est-il pas en manque du futur?
On essaie vainement de le combler par le passé,
ce qui est encore pire qu'attendre:
ce serait reprendre;
et même pire: reprendre en défigurant.

Non.

Le scout campe et décampe.
Une leçon que le scoutisme ne pourra jamais apprendre.
Physiquement, ce serait trop facile de le faire.
Même au niveau relationnel, pas trop compliqué.
Mais au niveau personnel, individuel, en terme d'identification de soi...
ce serait toujours le passé.
Ce serait toujours le grand hier.
Le grand hier qui lui-même ne savait pas qu'il était aussi grand qu'on y croit aujourd'hui.

Non, ce n'est pas tellement compliqué.

Entre futur et passé, entre moi et le monde,
entre moi et mes rêves,
entre moi et mes accomplissements,
où me situerais-je?

Où suis-je? Où irais-je?
Tellement de questions...
qui pourtant ne me troublent plus comme avant...
puisque je sais que la seule véritable réponse
arrive en attendant.

Et en attendant,
je cherche à devenir ce que je suis.
Et à être ce que je deviendrais.

Mais bien... je me contente de devenir ce que je serais;
je le comprendrais plus tard.
Mais pour cea, il faudra encore attendre.

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16 mai 2010

Qu'est-ce que l'appartenance sinon un sentiment de rattachement a la vie, un encouragement à la survie?
Qu'est-ce que ta vie en elle-même, détachée de toute appartenance?
Comment te peux-tu t'identifier?
On choisit notre groupe, non seulement parce qu'il nous ressemble, mais pour que nous ressemblons à lui.
Tu choisit la Science pour devenir scientifique, non pas parce que tu l'es.
Tu choisis le scoutisme pour intérioriser ses moeurs, non pas parce que tu les as déjà.
Donc appartenir, c'est créer sa propre existence.
Je suis. Point. Et après?
Suffit-il d'être?
Suffit-il, pour toi, que je vienne m'introduire ainsi: "Je suis"?
Suffit-il, pour moi, d'affirmer que "je suis" sans affirmer mon individualité?
N'est-ce paradoxal?
J'affirme mon individualité à travers mes différentes appartenances.
Paradoxes, paradoxes...
des mots perdus, des pensées non révélées...
et je marche... et je flotte... emmenée par ce courant...
et je questionne, silencieusement...
et les questions ne trouvent point de réponses, pas même de paroles,
pas même question de se les demander...
pas même courage de les affronter...
et mon seul refuge demeure...
là où en dépis de toutes les questions,
de tous les tourments,
l'espoir demeure;
et même si tu es pris dans un labyrinthe sombre,
une lueur persiste;
peut-être en toi, mais tant mieux~

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31 janvier 2010

Je l'ai demande un jour, de tout mon coeur, de te voir encore une fois. J'ai demande l'impossible a Dieu. J'ai fait preuve de manque de foi. J'etais l'oppose de Jacob. Mais j'y pense maintenant. Je t'ai vu, quand j'ai demande de te voir. Et pourquoi pleurais-je si, en marchant ce jour-la vers l'autel, toute seule, tu ne seras pas seulement mon pere accompagnateur, mais mon guide, mon saint, tu seras la, dans mon coeur, tu seras la, dans la personne qui m'attenderait.. Et je choisirais seulement la personne dans les yeux desquels je te verrais. Tu me manques.

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21 janvier 2010

Croire. Etre sure. De soi. Des autres. Des principes. De la vie. De la mort. Croire pour defendre. Defendre pour croire. Comme avant. A jamais. Mais, l'innocence, perdue a jamais. Recherche vaine. Disparu. Effacee. Effondre. Les batiments s'ecroulent, les roches fondent, le feu s'eteint, les rivieres se vident. Le monde disparait. Mais, rien qu'une chose ne reste, malgre tout, en depis de tout, une chose demeure quand meme le doute n'est plus, quand les yeux se ferment, quand le soleil s'en va, une chose reste et luit, encore plus dans l'obscurite: l'espoir.

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10 janvier 2010

I held the two bags of garbage and headed towards the gates.
Walking the dark silent alley surrounded by enormous trees,
I felt I was not alone. But I was not afraid.
I didn't stop, I didn't even look around.
I was enjoying this magical company...
Holding two bags of garbage,
I felt I was in the most wonderful place.
I this austere silence, I heard my soul singing,
and I felt I was floating on air.
I was happy.

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01 octobre 2009

Pour avoir le courage

Que faudra-t-il faire, pour avoir le courage, de suivre son rêve, de se donner entièrement à l'incertitude dissimulée sous l'espoir et les promesses?
Combien faudra-t-il attendre pour avoir le courage de quitter la chaleur de la maison, porter son cache-nez et sortir dehors, dans le froid, à la recherche de quelque rechauffement?
Attendre, ici, toujours là, attendre. Qui? Quoi? Jusqu'à quand?
Attendre, pour n'avoir plus rien à perdre. Attendre, pour partir sans rien ne perdre.
Attendre, pour partir en n'ayant le souci de blesser que soi-meme.
Attendre. Prolonger le rêve. Retarder le reveil.
Plonger dans la chaleur de nos pensées, se laisser prendre par leur hardiesse.
Mais,
le temps passe et l'étincelle s'use, s'étouffe, se rallume de nouveau.
Je le vois, mon rêve. Je le vis. Je le palpite. J'y goûte parfois.
Je le partage avec d'autres qui m'ont précédé.
Il est là, tout près de moi, à quelques pas.
C'est un rêve modeste, croyable.
Mais c'est un rêve inhibateur... pour l'avoir, il faudrait tout perdre en contre-partie.
Et je n'ai pas le courage de tout laisser... pas encore!
Il ne suffit que de faire le premier pas. En avant.
Croire.
Avoir confiance.
Avoir le courage.
Se donner, entièrement.
Non! quelle idée!
J'ai peur.
D'avoir froid.
De perdre et ne jamais regagner.
De ne jamais retrouver la chaleur.
De se donner à l'inconnu.
Mais surtout, de te laisser.
Toi, qui m'aimes tant.
Toi, que j'aime tant.
Comment avoir le courage de te laisser, toi, vous, tous?
Il ne suffit que de faire le premier pas. En avant.
Et je saurai qu'il fallait partir.
A la recherche de soi.
A la recherche d'autres que moi, d'autres que toi.
Je quitterai, c'est vrai; mais je ne te laisserai point.
C'est toi qui m'a fait. Et c'est de toi que je parlerai.
Quand je partirai.
Et il faut que je parte.
Sinon, mon premier pas jamais réalisé me hanterai à jamais...
Et mon présent ne serait qu'attente.

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03 septembre 2009

Illness is good

Being ill gave me for once the chance to be alone. Not that I haven't been alone lately... but illness' loneliness is so much more meaningful. It gives loneliness its true meaning. All becomes in slow motion: your walk, your moves, your decisions, and even your thoughts. And you know you need to slow down from time to time, to look outside your window and see lights passing by, hearing screams from time to time, wonder whether that stranger's crying or laughing. Then wonder about yourself. It's true. Being ill is like winning a ticket to a ride on the crazy train of time. Yesterday, last year, tomorrow, the past, the present, the future... and whoops another round; the endless trip which only stops if you figure it out, all of it, all your questions, all your fears, all your mistakes, all your regrets, all your dreams... but you never figure it out, you never do. But that's the beauty of it. Laying still in bed is the only key to generating life inside you. Your thoughts need resetting from time to time. You start thinking: I need to get my hands dirty and start writing my own story. 1... 2... 3... nothing. Surprised? Well... illness raises all the questions, but never gives out the answers, at least not right away. So write down your thoughts, and as soon as you're better, go get the answers!

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19 août 2009

Why God, why?

Why do you give us knowledge and wisdom then ask us to be blind in order to see you, to only have faith in you? Why do you give us consciousness and righteousness and ask us to be fair and just, to even make sacrifices, when around us all are greedy, dirty, and winning; when we cannot make any more sacrifices because we’d be dragging others with us too; when having to be right and fair means we have to punish some and congratulate others, when doing good to some means hurting others? Why do u give us love, then intertwine all kinds of love, so that loving some means getting away from others, even hurting them? Why do you give us love, happiness in its union, satisfaction in sharing it, ability to give it, express it and offer it as our only treasure, then forbid its expression? Why forbid it when it’s a lover that would introduce me to you and through our love I’ve discovered yours? When we’d spend nights talking about u? Why call us sinners when we’re only lovers? Why give us life, God, why give us parents, why give us guides, why make us see your love through theirs, why give us moments of happiness and love, why make us love them so much, then make them age faster than us? Why give us life through them then take them away? Why ask us to be pure like children, when I’m only a child around them? Why give us life, then death, then miracle, only not to everyone? Why do u give me hope of seeing my dad coming through the door after reading what you did to a friend of yours; have I not cried as much as his sisters’, have I not loved you as much as them, have I not believed enough? Why is my mum always sad and crying though she prays more than the saints, for the paraclete? Why have you given her a husband so wonderful that she’d forgotten the world, and then took him away and her world away? Have I not lost her there too? How can I make her smile again? How can I bring her back to life again? By leaving or staying? By studying for my doctorate or starting work? Why would you give us parents and us to please them then take them away when we’re able to? Why give me perpetual questioning and quest for answers, then tell me with you many questions are unanswered? Why ask me to pray, to ask, but I rarely do because I’m not greedy, and when I do, you never answer? And God knows, You know, how much I knocked on your door, how my hands started bleeding and my eyes looked at the ocean and thought is was so small next to their tears? Why ask us to ask, then give miracles to some and to others Jacob? Why give us family and love and friends, then ask us to forget them all and follow you? What have they done you?? Can’t you see the love that binds us, can’t you see it’s all due to you, can’t you see it’s your greatest work? Can’t you keep us from blaming you to their loss? Why should we thank you for keeping them then? Why do we think you care about us, when it’s all part of a bigger plan? Am I so little, so small that I don’t count, do my plans contradict yours so much? But who am I to dare do so, who am I but a girl who’s not willing to let go… just a girl who still believes in you, who still loves you, you, the source of all these words, just a seeking girl who’s only too afraid to lose herself to doubt. So allow me to ask you: Why, God, why?

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30 juin 2009

Homo sapiens

Homo sapiens. L'homme qui sait. L'homme qui a honte. De ne pas savoir. L'homme qui recherche. Le paradis perdu. L'homme perdu.
Savoir que l'on ne sait pas. Rechercher ce que l'on a perdu. Sans même savoir quoi.
Prétendre que l'on sait. Prétendre que l'on croit. Croire que l'on croit.
Le paradis. La vérité. En vain.
Prétendre savoir enfin.
Prétendre détenir. Pour ne plus rechercher le perdu.
Pour ne pas avouer défaite. Pour suivre aveuglement. Pour croire en une promesse rassurante.
Non! crirais-je.
La croyance est une recherche. Le savoir n'est que moyen. Le paradis n'est que la route.
Et bien que toute vie a sa voie, toutes les voies convergent en la Vie.

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31 mai 2009

Defiance

On a dark night, I will look myself in the mirror: “All is dark and calm around me; the perfect moment. The perfect silence, concealing the rage of my inner revolution. I am a bandit for just that night. Defying. Reclaiming. A bandit for one night, an outlaw forever. Tonight. I am ready. Stand up. Dress up in black. On my own. From now on. I will steal it all, I will reclaim it all. All the pictures you've got of me, all the pictures you've got hanging in your head, sticking on my forehead. I will challenge it all. Change it all. And make it mine.”

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